Les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui se sont réunis lundi 17 août à Durban, en Afrique du Sud, ont réaffirmé leur soutien aux initiatives de paix, incluant la promotion d’un dialogue inclusif pour consolider la sécurité, la cohésion nationale et la stabilité politique en République démocratique du Congo (RDC).
Pour trouver de vraies solutions à la crise congolaise et éviter que le dialogue tourne en rond, l’organisation régionale a insisté sur l’inclusivité. Il s’agit, selon elle, d’intégrer l’ensemble des parties prenantes (opposition, institutions, femmes, jeunes, société civile et minorités) aux négociations.
De l’avis de la SADC, qui reste solidaire avec la République démocratique du Congo, en évitant d’exclure certaines forces vives, l’approche inclusive garantit une paix plus légitime, stable et durable.
« Le sommet a réitéré sa solidarité avec le peuple de la République démocratique du Congo (RDC) et a réaffirmé le soutien de la SADC aux efforts régionaux et internationaux coordonnés visant à rétablir la paix et la sécurité, à protéger les civils, à renforcer les réponses humanitaires et de santé publique, à promouvoir un dialogue inclusif et à renforcer la résilience face aux défis actuels », lit-on dans le communiqué final des assises de Durban.
La position de la région illustre la volonté de trouver une solution efficace et durable, car un accord négocié par un petit nombre de participants risque d’être rejeté par les groupes non consultés. Cependant, la SADC n’a pas précisé si ceux qui ont pris les armes devront aussi y prendre part.
De son côté, le président congolais a déjà ouvert la voie à l’organisation d’un dialogue national inclusif à la suite de consultations avec les confessions religieuses et les forces vives de la nation.
Alors que l’opposition a annoncé la reprise des manifestations populaires, Félix Tshisekedi a promis de se prononcer dans les prochains jours pour définir les contours, le calendrier et les conditions de participation aux assises, les avis divergeant quant au niveau d’inclusivité requis face aux acteurs armés et aux figures politiques en exil ou sous le coup de poursuites judiciaires.







