Alors que le conflit armé et l’instabilité dans l’est de la RDC compliquent la riposte contre l’épidémie d’Ebola, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a réitéré mardi 18 août son appel à un cessez-le-feu immédiat afin de garantir un accès sûr aux intervenants sanitaires.
Tedros Adhanom Ghebreyesus a lancé cet appel au cours d’un échange par visioconférence qu’il a eu avec le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadera. Le patron de l’OMS a remercié le chef de l’Etat centrafricain pour son leadership et pour avoir accueilli la réunion ministérielle de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sur les mesures transfrontalières nécessaires à la protection des populations africaines contre l’épidémie d’Ebola.
« Nous avons discuté de la riposte à l’épidémie d’Ebola en RDC, en soulignant que les pays voisins doivent renforcer leur préparation et leur coopération transfrontalière. Afin de garantir un accès sûr aux intervenants sanitaires, un cessez-le-feu immédiat est indispensable », a-t-il déclaré.
La 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, déclarée le 15 mai 2026, est devenue la plus meurtrière de l’histoire du pays avec plus de 2 325 morts et près de 4 945 cas confirmés en trois mois. L’épicentre se situe dans l’est et le nord-est, principalement en Ituri et dans les Kivu.
La souche en cause est le virus rare de Bundibugyo, pour lequel aucun vaccin ou traitement spécifique homologué n’est encore disponible sur le marché, bien que des essais cliniques soient en cours.
Alors que la méfiance des habitants envers les structures de santé, l’OMS, le gouvernement congolais et des organisations humanitaires déploient des centres de traitement, renforcent le dépistage précoce et mènent des campagnes de sensibilisation auprès des communautés locales.







