Le président de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), Cyril Ramaphosa, a réitéré lundi 17 août 2026, lors du sommet de l’organisation régionale, son appel à un arrêt des combats consenti par les parties au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Le but est de permettre l’acheminement des secours d’urgence et faciliter la riposte contre l’épidémie d’Ebola qui a déjà fait plus de 2000 décès.
Alors que l’épidémie continue de progresser plus rapidement que la riposte, le chef de l’Etat sud-africain a demandé à toutes les parties de respecter les infrastructures sanitaires, le personnel de santé et les opérations humanitaires.
Selon le dernier bilan, près de 5 000 cas confirmés ont été recensés. Cyril Ramaphosa a rappelé que, derrière chaque statistique se cache une famille en deuil, une communauté inquiète et un professionnel de la santé qui met sa propre vie en danger pour sauver celle des autres.
« Au nom du gouvernement et du peuple sud-africains, et au nom de notre communauté, nous présentons nos plus sincères condoléances au gouvernement et au peuple de la République démocratique du Congo. Nous saluons le courage des personnels de santé et des communautés congolaises. Nous apprécions le leadership du gouvernement de la RDC, du CDC Afrique et de l’Organisation mondiale de la Santé, qui collaborent avec leurs partenaires régionaux et internationaux pour coordonner la riposte. Cependant, l’épidémie continue de progresser plus rapidement que nos efforts ne le permettent. Nous devons faire davantage et agir de toute urgence. Nous appelons à un cessez-le-feu humanitaire immédiat dans les zones de conflit touchées et à un accès humanitaire sûr et sécurisé afin que les personnels de santé puissent atteindre chaque communauté affectée », a-t-il déclaré.
Dans son discours, il a également appelé les gouvernements à éviter toute restriction indiscriminée des déplacements et du commerce à l’encontre des pays touchés par l’épidémie, soulignant que de telles restrictions ne sont pas justifiées par des données de santé publique.
« Elles nuisent aux économies, perturbent les moyens de subsistance et peuvent encourager les mouvements de population par des points de passage frontaliers non contrôlés, rendant ainsi le confinement plus difficile », a-t-il interpelé, exprimant la solidarité de la SADC avec la RDC.
Face à cette situation préoccupante, Cyril Ramaphosa a plaidé pour le renforcement de la surveillance, les capacités des laboratoires, la coordination des urgences et la préparation clinique dans les États membres voisins et dans toute la région.
« Nous devons également veiller à ce que les promesses de dons se traduisent d’urgence par des ressources concrètes sur le terrain. Protéger l’Afrique des épidémies ne se limite pas à réagir lors des flambées épidémiques. Cela exige un investissement soutenu dans la prévention, la surveillance, des systèmes de santé résilients, la recherche et la production africaine de vaccins, de diagnostics et de médicaments », a-t-il indiqué, précisant qu’il s’agit d’une épreuve importante pour la solidarité régionale et pour la détermination de l’Afrique à renforcer sa souveraineté sanitaire.







