En RDC, face au risque de rupture du pacte republicain, le député national Gratien Iracan a relancé la Dynamique pour un Congo fort, mouvement politique créé en 2017 mais mis en ibernation à la suite de son adhésion au parti de Moïse Katumbi, pour défendre les règles fondamentales et principes démocratiques fixés par la Constitution du 18 février 2006.
Pour tenter de se maintenir au pouvoir au-delà de 2028, Félix Tshisekedi et sa famille politique devront affronter la ténacité rageuse de la « première force de l’opposition dans la Grande Orientale », qui entend appuyer les actions de la Coalition article 64 (C64), « tout en préservant son indépendance politique ».
Le front anti-changement constitutionnel s’élargit. « J’ai décidé de réveiller la Dynamique pour un Congo fort qui dispose d’une capacité de forte mobilisation strictement au service du peuple congolais », a annoncé l’élu de l’Ituri, qui a précisé que sa contribution éventuelle aux actions de la C64 « pourra être humaine, organisationnelle et financière, à Kinshasa comme dans les 4 provinces de la Grande orientale et une partie du Kivu ».
Le chemin vers une nouvelle République voulue par l’administration Tshisekedi s’annonce périlleux. Baroudeur, Iracan se montre farouchement determiné à faire échec au projet porté par l’Union sacrée.
« Aujourd’hui, notre démarche est simple : nous voulons mettre la main à la pâte pour dire NON au changement de la Constitution. Sur cette question essentielle pour l’avenir de notre démocratie et de nos institutions, nous sommes disposés à conjuguer nos efforts avec toutes les forces qui poursuivent cet objectif, tout en conservant notre autonomie », a-t-il expliqué.
La rue va gronder. Les Tshisekedistes auront du pain sur la planche. L’opposition, dans sa stratégie de mobilisation, bénéficiera également du gain politique de Gratien Iracan, deux fois élu aux legistives nationales, une démonstration de confiance des électeurs.
« Notre engagement politique ne date pas d’aujourd’hui », a-t-il précisé, rappelant qu’à Bunia, la Dynamique pour un Congo fort a mobilisé en faveur de Martin Fayulu lors de l’élection présidentielle de 2018 et en 2019, elle a également mobilisé dans la même ville en faveur de Moïse Katumbi lors de son itinérance politique dans l’est du pays.
Cependant, il a souligné que son éventuel appui aux actions de la C64 ne signifie ni absorption, ni renoncement à son identité politique.
« La Dynamique pour un Congo fort conservera sa liberté d’appréciation, de décision et de positionnement comme cela a été le cas avec Ensemble pour le changement en Ituri. Notre boussole restera l’intérêt du peuple congolais », a martelé Gratien Iracan.
Ravivé à deux ans des élections générales en RDC, ce mouvement politique pourrait démontrer sa capacité de mobilisation lors de la marche pacifique annoncée par la C64 le 15 septembre. Cette manifestation vise à s’opposer à tout projet de changement constitutionnel et à exiger un dialogue national inclusif. À Kinshasa, le point de convergence prévu est le Palais du peuple, jour de la rentrée parlementaire.










