La République démocratique du Congo (RDC), outre l’épidémie d’Ebola, doit désormais faire face au choléra. L’ONU a déclaré vendredi qu’elle soutient les efforts de riposte alors que cette maladie extrêmement virulente se propage dans l’est du pays, avec plus de 55 000 cas suspects recensés entre le début de l’année et octobre.
La situation est particulièrement préoccupante dans la province du Tanganyika, au sud-est du pays, où plus de 6 300 cas ont été enregistrés depuis janvier. La province a également enregistré l’un des taux de mortalité les plus élevés.
« À Kalemie, la capitale provinciale, le centre de traitement des maladies diarrhéiques est saturé, ce qui accentue la pression sur des services de santé déjà fortement sollicités. L’ONU et ses partenaires, dont l’UNICEF et l’OMS, fournissent des traitements, du matériel médical et des comprimés de chloration de l’eau », a annoncé Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.
Les Nations unies ont toutefois souligné la nécessité d’un soutien supplémentaire pour accroître les capacités afin de répondre aux besoins urgents, ainsi que pour maintenir les investissements dans les infrastructures d’eau potable et d’assainissement, et de prévenir de futures épidémies.
Le choléra est une toxi-infection entérique aiguë et très contagieuse de l’intestin grêle, provoquée par la bactérie vibrio cholerae. Il se transmet principalement par l’ingestion d’eau ou d’aliments souillés par les matières fécales ou les vomissures d’une personne infectée, ou par un contact direct avec des mains ou des objets contaminés. Les zones manquant d’eau potable, d’hygiène et d’assainissement adéquats (comme les zones de conflit ou de catastrophes naturelles) favorisent les épidémies. La maladie se soigne très bien si elle est prise en charge rapidement. Elle repose principalement sur la réhydratation par voie orale (solutés de réhydratation orale – SRO) et, pour les formes sévères, par voie intraveineuse associée à des antibiotiques.








