Des affrontements intenses ont été signalés ce vendredi 6 novembre 2026 dans plusieurs localités du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, notamment à Minembwe, Walungu et Masisi. À ce stade, aucun bilan humain n’a été publié par une source neutre, qu’il s’agisse d’un hôpital, d’une organisation non gouvernementale ou d’une mission onusienne.
Les forces du FRN ont, dans un communiqué, indiqué que des offensives auraient été menées par une coalition comprenant les FARDC et des groupes alliés, contre plusieurs axes du Sud-Kivu et du Nord-Kivu. À Minembwe, sur l’axe de Rugezi, le texte affirme que dès 5h00, des drones auraient visé les localités de Rugomero et Nyarurango, avant des bombardements à 6h00 sur Mukoko, Nyaruhinga et Nyamabuguma.
À Walungu, le même document affirme que des attaques simultanées auraient visé Kasika et Chulwe à partir de 6h40. À Masisi, des bombardements à l’artillerie lourde auraient touché Mahanga et Buhimba à partir de 8h00.
Aucune image géolocalisée, ni vidéo vérifiée, ne permet de confirmer l’usage de drones ou d’artillerie lourde sur ces axes précis. Les autorités congolaises n’ont pas encore réagi publiquement à ces accusations ce vendredi matin. La MONUSCO n’a pas publié de communication sur ces combats au moment de la rédaction de cet article.
En zone de conflit, les bilans diffusés par les parties en présence sont souvent contradictoires, ce qui impose la prudence.
Sur place, les habitants de l’Est vivent ces annonces avec angoisse, même lorsque les chiffres ne sont pas confirmés. La peur des bombardements, la fuite vers les forêts, la fermeture des écoles et des marchés sont les conséquences les plus immédiates pour les civils, quel que soit le camp qui tire. Les organisations humanitaires appellent régulièrement toutes les parties à épargner les civils et à respecter le droit international humanitaire.







