L’émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani et le président rwandais Paul Kagame ont échangé dimanche 24 mai 2026, à Doha, sur l’évolution de la situation sécuritaire régionale, notamment dans l’est de la RDC, où l’aéroport de Kisangani a été une nouvelle fois ciblé, selon le parti du président Félix Tshisekedi, par l’armée rwandaise en violation du cessez-le-feu.
Selon les experts de l’ONU, la ville de Kisangani, dans la province de la Tshopo, au nord-est de la République démocratique du Congo, joue un rôle stratégique majeur en tant que centre de commandement, de logistique avancée et d’opérations pour les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) face à l’agression rwandaise.
Alors que la crise s’enlise en dépit de différents documents signés sous la médiation americano-qatarie, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani et Paul Kagame ont réaffirmé leur engagement en faveur de la paix.
« Son altesse l’émir et son excellence le président ont passé en revue l’évolution de la situation dans la région ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux, contribuant ainsi au renforcement de la paix et de la sécurité internationales », a rapporté la diplomatie qatarie.
Dans la nuit de dimanche à lundi, l’aéroport de Kisangani a été visé par des frappes de drones. Cette attaque est intervenue quelques heures après que les rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise ont dénoncé des frappes de l’armée congolaise « menées à l’aide d’un drone de combat CH-4 ».
Scandale géologique, l’est de la RDC regorgeant de minerais stratégiques très convoités subit des décennies d’instabilité causées notamment par le soutien du Rwanda aux groupes armés. Malgré diverses tentatives de paix (accords de Washington et de Doha), a situation sécuritaire reste volatile, alternant entre trêves fragiles et offensives militaires.





