La RDC et le Gabon ont amorcé, face aux défis stratégiques, un rapprochement axé notamment sur l’agriculture et les mines. Félix Tshisekedi et Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui ont échangé le week-end dernier à Libreville, ont évoqué aussi les perspectives de coopération dans les secteurs des infrastructures, des transports, de l’énergie, de la santé, de l’éducation et de la formation professionnelle, du numérique et de la culture.
Les deux chefs d’Etat ont convenu de renforcer la coopération environnementale, notamment pour la protection du Bassin du Congo, patrimoine naturel commun et enjeu majeur de préservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique. La possibilité d’initiatives communes en matière de financement climatique, notamment autour de la taxe carbone, a également été évoquée.
Dans un contexte international de forte hausse de la demande pour les minéraux critiques (lithium, cobalt, graphite, nickel) indispensables aux batteries et aux énergies renouvelables, Tshisekedi et Nguema ont réaffirmé la nécessité pour l’Afrique d’accélérer la transformation locale de ses ressources naturelles, afin de créer davantage de valeur, favoriser l’industrialisation et développer les échanges entre pays africains.
Le président congolais a, quant à lui, insisté sur l’importance de la paix et de la stabilité, conditions essentielles au développement, et appelé au renforcement des liens entre les deux pays. Il a également souligné l’importance de la formation et de la valorisation de la jeunesse africaine, moteur du développement et garantie de l’avenir du continent.
Cette volonté de renforcer la coopération s’est concrétisée par la signature de trois accords entre les deux pays. Le premier porte sur la coopération dans plusieurs secteurs, notamment judiciaire, environnemental, sanitaire et minier, avec un accent particulier sur la transformation locale des ressources. Le deuxième prévoit l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, afin de faciliter les déplacements officiels entre les deux pays. Le troisième est un mémorandum d’entente sur la tenue de consultations diplomatiques et politiques régulières, permettant aux deux États d’échanger leurs vues et de mieux coordonner leurs positions sur les sujets d’intérêt commun.
Kinshasa et Libreville ont annoncé, dans la foulée, la mise en place d’une commission mixte afin d’assurer le suivi et la mise en œuvre de ces accords, renforçant ainsi leur coopération bilatérale.





