Partenaire stratégique de la RDC, Washington a salué le processus, lancé par le président congolais Félix Tshisekedi, du dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’Etat. Rejeté par l’opposition, cette initiative entend bâtir « un État solide, une nation unie et une République souveraine, pleinement maîtresse de son destin ».
L’administration Trump, qui joue un rôle central dans l’accompagnement de la République démocratique du Congo vers la paix et la stabilité, a insisté sur l’inclusivité du dialogue qui, limité à une durée maximale de trois mois, vise à traiter les causes structurelles de l’instabilité du pays.
« Nous saluons l’annonce par le président Félix Tshisekedi de l’ouverture d’un dialogue national en RDC. Un dialogue inclusif et constructif peut constituer une étape importante vers l’instauration de la confiance, la promotion de la paix et de la stabilité, et la prise en compte des aspirations du peuple congolais », a déclaré Massad Boulos, conseiller spécial de Donald Trump pour l’Afrique.
Lors de son grand oral, Félix Tshisekedi a pris l’engagement de garantir l’indépendance, la représentativité et la sécurité de ce Dialogue. Il a promis de veiller à ce qu’il ne soit confisqué par aucun camp ni détourné de sa finalité.
« Je veillerai également à ce que ses conclusions ne se perdent ni dans les calculs politiciens, ni dans l’oubli. Elles devront être traduites en décisions, en réformes et en résultats concrets pour notre peuple », a rassuré le chef de l’Etat congolais.
Contrairement aux précédents pourparlers, ce dialogue s’ouvrira par des consultations dans les provinces : « Ce Dialogue national se distinguera d’abord par son ancrage territorial : il ne commencera pas à Kinshasa, mais au cœur de nos 26 provinces, de nos territoires et de nos communautés. Ainsi, les assises de Kinshasa ne seront pas le point de départ du Dialogue, mais l’aboutissement d’une parole recueillie à travers tout le pays », a-t-il précisé.
Dans le contexte de crise sécuritaire dans l’est du pays, alors que l’opposition réclame la participation des rebelles du M23 et de l’ancien président Joseph Kabila, Félix Tshisekedi a fixé une ligne rouge claire.
« Ne pourront donc pas participer à ce Dialogue en qualité de composantes politiques ceux qui, à l’ouverture du processus, combattent par les armes l’ordre constitutionnel, occupent par la force une partie du territoire national, administrent illégalement des entités de la République ou agissent au service d’une puissance étrangère, en l’occurrence le Rwanda », a-t-il tranché.
Pour les opposants, qui rejettent avec force les consultations populaires préalables au dialogue national, Félix Tshisekedi prépare les conditions de la prolongation en exploitant comme fonds de commerce la guerre et la détresse dans l’est du pays.









