L’heure n’est pas à la division : l’Union sacrée de la nation (USN) fait bloc derrière son leader Félix Tshisekedi. La coalition au pouvoir a renforcé samedi sa cohésion face aux enjeux sécuritaires dans l’est du pays, où l’ancien chef de l’Etat Joseph Kabila s’est associé avec les rebelles soutenus par le Rwanda pour déstabiliser la RDC.
Le président de la République a réuni hier à Kinshasa les députés nationaux et sénateurs de sa famille politique. L’objectif principal de cette démarche était de rassurer ses troupes, d’afficher une unité de façade absolue et d’éviter les fissures internes face à l’offensive de Joseph Kabila.
Dans un communiqué, la présidence congolaise a indiqué que la majorité parlementaire a « réaffirmé son soutien au chef de l’Etat dans ses efforts pour défendre l’intégrité territoriale et préserver la souveraineté nationale face à la crise sécuritaire dans l’est du pays ».
L’autorité de référence de l’USN a réussi à consolider ses forces pour affronter les agresseurs. La même source a précisé que, le président du Sénat Sama Lukonde, s’adressant à Félix Tshisekedi, a résumé les interventions des élus en trois volets : « le soutien, la loyauté indéfectible et, finalement, le message de cœur : vous n’êtes pas seuls face à cette guerre d’agression ».
À travers leur déclaration, les Unionistes ont réitéré leur soutien à l’effort de guerre afin d’offrir aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) les moyens nécessaires pour reconquérir les zones occupées par les rebelles et les troupes rwandaises.
De son côté, le président Tshiseked s’est dit « très ému et très touché par cette manifestation de soutien exceptionnelle ». Il a remercié tous les participants avant de leur adresser un message de moralisation.
Cette démonstration d’unité intervient alors que le projet de changement constitutionnel voulu par le pouvoir continue de susciter des débats et des crispations au sein de la classe politique congolaise, entre partisans d’une réforme institutionnelle et acteurs exprimant des réserves sur la stabilité politique du pays.









