Promu général de brigade à titre posthume, Mamadou Ndala, alors colonel, a joué un rôle clé dans la défaite de la rébellion M23 en novembre 2013. L’ancien commandant du 42e bataillon des commandos des unités de réaction rapide des FARDC est mort calciné dans sa jeep avec deux de ses gardes du corps le 2 janvier 2014, des suites d’une embuscade tendue, selon le gouvernement congolais, par les rebelles ougandais d’ADF-Nalu, au Nord-Kivu.
12 ans après, alors que l’armée congolaise fait à nouveau face à cette milice soutenue par l’armée rwandaise, les FARDC ont rendu un hommage solennel à une « figure emblématique du courage, de la loyauté et du sacrifice suprême pour la défense de la patrie ».
« Commandant respecté et officier d’exception, le général Ndala s’est distingué par son engagement sans relâche dans la lutte pour la paix, la sécurité et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. Son leadership sur le terrain, sa proximité avec les troupes et sa détermination face à l’ennemi ont profondément marqué l’histoire des FARDC », a vanté l’armée congolaise, soulignant que son héritage demeure vivant dans le cœur des soldats congolais et de toute la nation.
Dans un contexte alarmant de la résurgence de ce mouvement appuyé par les troupes rwandaises, contrôlant plusieurs territoires ainsi que les villes de Goma et de Bukavu, les FARDC ont réaffirmé leur détermination à poursuivre le combat pour lequel Mamadou Ndala a donné sa vie : « une RDC unie, souveraine et en paix ».
Lors de la prorogation du mandat de la Monusco, le 19 décembre 2025, le Conseil de sécurité de l’ONU a fermement condamné l’offensive en cours du M23, avec le soutien des Forces de défense rwandaises, y compris la prise d’Uvira « qui risque de déstabiliser toute la région, met gravement en danger les populations civiles et compromet les efforts de paix en cours ».
Par la même occasion, le Conseil de sécurité a exhorté le M23 à stopper et à inverser immédiatement son offensive, et le Rwanda à retirer ses forces de défense des provinces orientales de la RDC. Il a également exigé que toutes les parties concrétisent sans délai leurs engagements antérieurs en vue d’établir un cessez-le-feu permanent, effectif et vérifiable.
Face à cette escalade accrue, la Monusco a été autorisée à soutenir la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent conformément à la résolution 2773, notamment en participant au Mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu convenu par Kinshasa et le M23 à Doha.





