Poursuivi pour propagation de faux bruits, l’opposant Prince Epenge a été transféré à la prison centrale de Makala à Kinshasa, ce samedi 31 octobre 2026, alors que le ministre de la justice avait décidé que cette maison carcérale, surpeuplée, n’accueillerait plus de nouveaux détenus tant que la situation ne serait pas améliorée.
Dans sa réaction, Martin Fayulu, leader de la coalition Lamuka, dont Prince Epenge est le porte-parole, dénonçant une dérive autoritaire, accuse le régime Tshisekedi d’utiliser l’appareil judiciaire de manière arbitraire et punitive contre ses opposants, quitte à enfreindre les mesures sanitaires et sécuritaires en vigueur.
Irrité, la figure principale de l’opposition congolaise exige la libération immédiate de son allié, soulignant les conditions de détention désastreuses et la surpopulation chronique de cet établissement conçu pour 1 500 personnes mais en abritant plus de 15 000.
« Alors que la prison centrale de Makala, déjà surpeuplée, n’accueille plus de nouveaux détenus, les tyrans de Kinshasa s’acharnent sur Prince Epenge, président d’ADD Congo, porte-parole de Lamuka et membre de la C64, en l’envoyant dans ce mouroir. Prince Epenge n’a pas sa place à Makala ! Libérez-le immédiatement », a exigé le président de l’ECiDé.
La justice poursuit Prince Epenge pour « propagation de faux bruits ». Il lui est reproché d’avoir publiquement attribué le décès de Manassé Lomboto, responsable de la sécurité de son parti, tué le 15 septembre 2026 lors d’une marche par la « Force du progrès », une structure de jeunes affiliée au parti au pouvoir (UDPS-Tshisekedi).
Le président de l’ADD Congo a été arrêté le 25 octobre à l’aéroport de N’djili. La coalition Lamuka refuse que son porte-parole devienne un « bouc émissaire ». En réclamant sa libération immédiate, elle exige parallèlement une enquête indépendante pour faire la lumière sur la mort de Manassé Lomboto, estimant que la justice agit sous pression politique.







