Kinshasa franchit un cap décisif. En s’affranchissant de la surveillance renforcée du Groupe d’action financière (GAFI), la République démocratique du Congo (RDC) récolte les fruits de quatre années de réformes structurelles. Une percée saluée par la France, qui réaffirme son engagement aux côtés de Kinshasa via Expertise France et le programme SECFIN AFRICA.
C’est une page majeure qui se tourne pour la souveraineté et la réputation financière de la République démocratique du Congo. À l’issue de la réunion plénière du GAFI, l’instance internationale a acté la sortie officielle de la RDC de sa « liste grise », quatre ans après son inscription en octobre 2022.
Réagissant à cette avancée saluée à travers tout l’appareil d’État, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a tenu à adresser ses chaleureuses félicitations aux autorités congolaises. Le diplomate français a souligné que cette décision internationale vient couronner les efforts persévérants accomplis pour assainir le circuit économique national et contrer efficacement les flux financiers illicites.
Pour Kinshasa, cette sortie de zone de turbulences ne se résume pas à une simple ligne réglementaire effacée. Elle traduit la mise en conformité progressive des standards nationaux en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Une dynamique récemment illustrée par l’adhésion de la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) au prestigieux Groupe Egmont en juillet 2026.
Du côté de Paris, on insiste sur la nécessité de transformer cet acquis en catalyseur de croissance. À travers son agence de coopération technique Expertise France et le programme régional SECFIN AFRICA, la France entend maintenir le cap aux côtés des ministères et institutions financières congolaises. L’objectif affiché : pérenniser les dispositifs de contrôle, sécuriser davantage les transactions transfrontalières et rassurer durablement les investisseurs étrangers.
Si l’optimisme est de mise, les autorités des deux pays rappellent qu’il ne s’agit pas d’un point d’arrivée, mais d’un nouveau point de départ. La fluidité accrue des paiements bancaires et l’amélioration du climat des affaires dépendront désormais de la capacité de la RDC à maintenir l’intégrité de ses rouages judiciaires et administratifs.
Par cet accompagnement renouvelé, la France confirme sa volonté de ancrer un partenariat bilatéral axé sur la bonne gouvernance et la stabilité économique de la RDC.







