Le ministre du Commerce extérieur veut changer la donne sur les minéraux de la RDC. Et le message est tombé vendredi 6 novembre au Fleuve Congo Hôtel, à Kinshasa. Lors du lancement officiel du projet « Minéraux essentiels à la transition énergétique en RDC », Julien Paluku a posé une ligne claire : « les ressources du Congo doivent d’abord profiter aux Congolais ».
Pour Julien Paluku, l’enjeu n’est plus seulement d’extraire. Il faut transformer, produire et créer de la valeur en RDC. L’objectif du projet conduit par la CNUCED et financé par le gouvernement du Japon est « d’identifier, à partir des capacités productives congolaises, les produits et les secteurs susceptibles de créer davantage de valeur autour des minéraux essentiels à la transition énergétique, mais aussi au-delà du secteur minier ».
C’est le sens de la diversification économique que défend le ministre : ne plus dépendre uniquement de l’exportation brute du cuivre et du cobalt, mais construire une production locale et des emplois durables.
Dans la foulée, le ministre Paluku a fixé trois exigences pour que cette évaluation serve vraiment la RDC : « Partir de notre demande intérieure et de ce que nos entreprises savent déjà produire avant de viser les marchés extérieurs; placer le secteur privé congolais en première ligne, dans les consultations comme dans la mise en œuvre et s’appuyer sur nos propres données, en premier lieu celles de la DGDA, et pas seulement sur les bases internationales ».
Zambie, Namibie, Madagascar : la preuve que ça marche
Julien Paluku s’appuie sur des résultats concrets. En Namibie, en Zambie et à Madagascar, la même méthode de la CNUCED a permis d’identifier respectivement 353, 412 et 259 produits porteurs, pour un potentiel d’exportation de 811 millions, 1,4 milliard et 1,1 milliard USD.
Pour la Zambie, qui partage la ceinture de cuivre avec la RDC, « le potentiel de création d’emplois est estimé à 115 000 ».
« À notre tour de nous doter de cet outil et de transformer les potentialités de la RDC en opportunités d’investissement, de production locale et d’emplois », a déclaré Julien Paluku.
C’est le deuxième projet engagé avec la CNUCED depuis le mémorandum d’entente de 2025. Le premier, sur les capacités productives, est en cours de validation. Pour Julien Paluku, cette initiative illustre « la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi, mise en œuvre par le gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa : faire de notre participation aux enceintes multilatérales un levier de mobilisation des partenariats et des financements au service du développement national ».






