Rompue depuis la résurgence du M23, milice pro-rwandaise, dans l’est de la RDC, en novembre 2021, la confiance entre Kinshasa et Kigali est en passe d’être rétablie, a estimé vendredi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, notant une « avancée cruciale » avec la signature, le 4 décembre 2025, des accords de Washington pour la paix et la prospérité.
Alors que les hostilités se poursuivent dans la province du Sud-Kivu, entraînant de nouveaux morts, blessés et déplacements de la population, le patron de l’ONU a salué les efforts diplomatiques du président américain, Donald Trump, pour une solution pacifique à ce conflit, et a félicité les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame pour cette étape « importante ».
« Le secrétaire général souligne que ces accords constituent une avancée cruciale vers le rétablissement de la confiance entre la République démocratique du Congo et le Rwanda et vers la promotion d’une paix durable dans l’est de la République démocratique du Congo. Le secrétaire général se félicite également des progrès significatifs accomplis dans le cadre des processus de Doha et de l’Union africaine », a rapporté Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.
Depuis le 2 décembre, de violents combats, notamment l’utilisation d’armes lourdes et de bombardements, ont été signalés dans plusieurs villages des territoires d’Uvira, Walungu, Kabare, Fizi et Kalehe. Ces attaques ont endommagé des infrastructures essentielles et des habitations.
Dans sa déclaration, Antonio Guterres a exhorté toutes les parties à honorer les engagements qu’elles ont pris, notamment le cessez-le-feu permanent, conformément à la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité.
Les autorités sanitaires locales du territoire de Walungu ont indiqué qu’au moins 13 civils ont été hospitalisés. Les violents combats et les barrages routiers rendent malheureusement les évacuations impossibles, empêchant ainsi un nombre indéterminé de civils blessés d’accéder aux structures médicales dont ils ont besoin pour se faire soigner.
Face à cette intensification des affrontements, le secrétaire général de l’ONU a réaffirmé que son organisation, y compris la Monusco, est prête à continuer d’appuyer tous les efforts déployés en faveur d’une paix et d’une stabilité durables en RDC et dans la région.
Les violences ont contraint des populations à fuir leurs foyers, mais le nombre exact de personnes déplacées reste indéterminé. Fin octobre, on recensait 1,2 million de personnes déplacées au Sud-Kivu.
L’ONU a, dans ce contexte, réitéré son appel urgent à toutes les parties au conflit afin qu’elles respectent leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et protègent l’ensemble des civils et des infrastructures civiles.






