Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a exhorté mercredi toutes les parties au conflit en cours dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) à respecter le droit international humanitaire et à faciliter un accès immédiat, sûr et sans entrave.
Dans la province du Sud-Kivu, partiellement occupée par l’armée rwandaise et les rebelles du M23, de « graves restrictions d’accès » entravent les opérations humanitaires, a déploré l’ONU, précisant qu’elles sont dues à l’insécurité et aux obstacles administratives. Ces restrictions ont été constatées dans les territoires de Fizi, Mwenga et Uvira.
« Bien qu’une période de calme relatif ce mois-ci ait permis la réouverture progressive des écoles dans les villes d’Uvira et de Baraka, la situation humanitaire reste instable. La région accueille plus de 330 000 personnes ayant fui le conflit. Elle est également confrontée à une recrudescence des cas de choléra. Au cours de la première quinzaine de ce mois, les autorités sanitaires de Fizi, Mwenga et Uvira ont signalé plus de 1 200 cas suspects de choléra et 28 décès », a-t-il déclaré lors de son point de presse.
Alors que les partenaires humanitaires de l’ONU intensifient leur intervention, les combats et les lourdeurs administratives continuent de ralentir les opérations humanitaires.
Selon l’ONU, des axes routiers importants ont été désignés comme zones d’opérations militaires, et au moins trois véhicules appartenant aux humanitaires auraient été confisqués par des groupes armés depuis le 22 décembre.
« Les restrictions de transport à travers les lacs ont retardé la livraison des fournitures destinées à lutter contre le choléra », a-t-il dénoncé, soulignant par ailleurs que le Bureau de coordination des affaires humanitaires (ocha) continue de collaborer avec les autorités locales pour obtenir des garanties d’accès humanitaire à toutes les zones qui en ont besoin.
« Nous continuons de plaider pour un accès sans entrave aux travailleurs humanitaires et à leurs fournitures », a insisté Stéphane Dujarric.
Face à ces difficultés, qui mettent en péril la vie de milliers de civils, l’ONU a exhorté toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et à faciliter un accès immédiat, sûr et sans entrave.





