Arrivé fin mandat à la tête de l’Union africaine (UA), le président angolais João Lourenço, qui s’est consacré à la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, a encouragé vendredi son homologue congolais Félix Tshisekedi à lancer « sans plus tarder » le dialogue intercongolais pour la résolution politique de la crise congolaise.
A l’occasion de la traditionnelle cérémonie d’échange de vœux avec le corps diplomatique accrédité en Angola, João Lourenço a affirmé qu’il n’a jamais relâché ses efforts pour contribuer au règlement des conflits sur le continent, particulièrement en République démocratique du Congo (RDC).
Alors que les processus de Washington et de Doha peinent à faire taire les armes, le chairman de l’UA a insisté sur la convocation rapide du dialogue intercongolais, un cadre qui permettra, selon lui, de jeter les jalons d’une paix durable.
« L’Angola continue de jouer un rôle important dans le processus de paix en RDC, et sa contribution a permis la signature de l’accord de paix à Washington le 4 décembre 2025 entre la RDC et le Rwanda. Il s’agissait sans aucun doute d’un moment historique majeur que les deux parties, qui portent conjointement la responsabilité de sa mise en œuvre, ne doivent pas négliger, afin qu’une paix durable puisse être instaurée dans la région des Grands Lacs. Le cessez-le-feu négocié à Doha, au Qatar, entre le gouvernement de la RDC et le M23 doit être appliqué. Nous encourageons les autorités gouvernementales congolaises et la société civile à engager sans plus tarder un dialogue intercongolais », a-t-il déclaré.
Face aux diplomates, il s’est dit convaincu que les défis auxquels l’Afrique est encore confrontée exigent des réponses rapides, objectives et coordonnées, dépassant le seul cadre sécuritaire et intégrant d’autres composantes telles que le développement économique, l’inclusion sociale, la bonne gouvernance et le renforcement des capacités des États.
Cette perspective, a-t-il expliqué, lorsqu’elle est correctement mise en œuvre, réfute les arguments utilisés par les promoteurs de changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique pour justifier les coups d’État qu’ils perpètrent contre les démocraties et les autorités légitimement constituées.
Début février, João Lourenço cédera la présidence de l’UA au Burundais Evariste Ndayishimiye. Le président angolais dit avoir, durant son mandat, établi la nécessité de mettre fin aux conflits armés sur le continent.
« Un objectif qui n’est pas encore atteint », a-t-il reconnu, soulignant que cela oblige les dirigeants africains à poursuivre leurs efforts pour concrétiser le rêve d’une Afrique sans armes.





