Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a alerté, mercredi 11 février, sur la nécessité d’intensifier immédiatement la riposte face à l’épidémie de choléra qui sévit en République démocratique du Congo (RDC).
Depuis le début de l’année, plus de 1 300 cas suspects et 35 décès ont été recensés. Selon l’ONU, il s’agirait de la pire épidémie qu’ait connue le pays depuis 25 ans. L’ONU a appelé ainsi à une action rapide, vigoureuse et coordonnée pour contrer l’épidémie.
« Le gouvernement, l’ONU et nos partenaires continuent d’apporter leur soutien, mais d’importantes lacunes persistent. Les services d’eau, d’assainissement et d’hygiène sont gravement sous-financés, le personnel de santé est surchargé, les stocks s’épuisent et l’accès aux centres de traitement demeure difficile », a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.
Face à la nouvelle flambée, lundi, 750 000 $ ont été alloués par le Fonds central d’intervention d’urgence afin que les partenaires de l’ONU du secteur de la santé puissent rapidement étendre leur aide vitale et freiner la transmission de la maladie.
Il s’agit de la quatrième allocation du CERF pour des actions préventives depuis début 2025, débloquant des fonds pour anticiper les catastrophes prévisibles et sauver des vies. L’année dernière, la RDC a enregistré plus de 71 800 cas suspects de choléra, et plus de 2 000 décès.
Dans ce contexte préoccupant, OCHA dit avoir besoin de toute urgence de financements plus importants et plus flexibles pour renforcer les services de santé, garantir des approvisionnements suffisants et surveiller les zones touchées par le choléra.





