Les USA continuent d’exercer une pression sur les parties au conflit dans l’est de la RDC pour faciliter le retour à la paix. Le « Monsieur Afrique » de Donald Trump a exigé vendredi la cessation immédiate des hostilités alors que l’AFC-M23 n’a pas répondu positivement à la proposition de cessez-le-feu faite par l’Angola.
Washington s’est dit « encouragé » par l’acceptation par la RDC de la proposition de cessez-le-feu angolaise, insistant sur la nécessité d’agir concrètement sur le terrain. Le conseiller principal pour l’Afrique du département d’État américain est catégorique : « toutes les parties doivent immédiatement cesser les hostilités, y compris les attaques de drones qui continuent de coûter la vie à des civils innocents ».
Alors que la méfiance persiste entre Kinshasa et l’AFC-M23, Massad Boulos a estimé que la priorité est désormais de rendre opérationnel le Mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu convenu à Doha.
« L’approbation rapide du protocole d’accord y afférent permettra de renforcer la confiance, de garantir la responsabilité et de protéger les civils », a-t-il souligné.
La RDC a favorablement répondu à la proposition du président João Lourenço sur le cessez-le-feu qui devrait entrer en vigueur mercredi 18 février. Mais l’AFC/M23, de son côté, a dénoncé la stratégie de fragmentation diplomatique de l’administration Tshisekedi caractérisée, selon elle, par la multiplication de cadres et d’initiatives parallèles, en marge d’un processus centralisé et consensuel.
Le coordonnateur de l’AFC-M23, Corneille Nangaa a affirmé que l’acceptation par Kinshasa du principe de cessez-le-feu ne constitue qu’une manœuvre de communication et une tentative de manipulation destinée à tromper l’opinion nationale et internationale, à se soustraire à ses responsabilités et à masquer la poursuite d’une stratégie résolument militariste.
Bien avant, Kinshasa a tenté de rassurer. Selon la présidence congolaise, le cessez-le-feu implique un gel strict et immédiat des positions, l’arrêt de tout renforcement militaire, la cessation de toute rotation ou approvisionnement offensif, l’interdiction de toute tentative de modification du statu quo sur le terrain, ainsi que la fin de tout appui extérieur aux groupes armés opérant sur le territoire national.





