En butte à la détermination des rebelles du M23 à poursuivre leur conquête territoriale, le chef de la Monusco, qui a la responsabilité de mettre en route le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu dans l’est de la RDC, a été reçu lundi à Luanda par le président angolais João Lourenço, ancien médiateur de l’Union africaine dans cette crise.
James Swan consulte João Lourenço dans un contexte de fortes tensions. Soutenus par l’armée rwandaise, le M23 a menacé de conquérir de nouvelles localités au Nord-Kivu et Sud-Kivu, alors que les accords de cessez-le-feu successifs négociés peinent effectivement à s’appliquer sur le terrain.
Face au torpillage d’initiatives de paix, le chef de la Monusco a fait le déplacement de Luanda pour notamment recueillir l’avis du président Lourenço qui pilote les préparatifs du dialogue intercongolais.
« Les aspects liés à la situation sécuritaire prévalant dans le pays voisin ont dominé la réunion. James Swan a salué les efforts importants et importants déployés par l’Angola pendant plusieurs années pour la paix, la sécurité et la stabilité en République démocratique du Congo. Il a souligné, dans une autre partie de ses déclarations, l’engagement des Nations Unies à soutenir la mise en œuvre et la vérification des accords de cessez-le-feu dans l’est congolais », a rapporté la présidence angolaise.
Cette rencontre intervient près d’une semaine après la participation de James Bond à la réunion de haut niveau, à Lomé, consacrée à l’évaluation semestrielle des activités menées dans le cadre de la médiation africaine. Elle a réuni autour de la médiation togolaise, les membres du Collège des facilitateurs désignés par l’Union africaine, des représentants des Nations unies, de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEAC), de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
La réunion de Lomé a adopté plusieurs orientations notamment le renforcement de la coordination interne entre le bureau du médiateur, le panel des facilitateurs, la Commission de l’Union africaine et le secrétariat conjoint indépendant. Les parties prenantes ont également mis en exergue l’importance de structurer et de mettre à disposition une contribution africaine aux processus complémentaires de Washington et de Doha pour en accroître l’appropriation, la légitimer et en faciliter la mise en œuvre.










