La République démocratique du Congo (RDC) a participé, mercredi 5 août 2026, à la réunion du Conseil de sécurité consacrée à l’examen du 23ème rapport stratégique bisannuel du secrétaire général de l’ONU concernant la menace que représente l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL/Daech) pour la paix et la sécurité internationales.
Dans sa déclaration, la représentante permanente adjointe de la RDC auprès des Nations unies, Jocelyne Kabengele Lukundula, a exhorté à un soutien accru aux efforts africains de lutte contre le terrorisme compte tenu de la menace « persistante » que représente l’État islamique sur le continent.
« Pour la République démocratique du Congo, cette menace n’est pas une préoccupation abstraite ; c’est une tragique réalité quotidienne », a-t-elle déclaré, mettant en lumière les activités des Forces démocratiques alliées (ADF) en RDC, qui continuent de semer la terreur, d’affaiblir l’autorité de l’État et de compromettre la stabilité de la région des Grands Lacs.
Sans une vigilance constante et une coopération internationale, « aucune région ne sera épargnée à long terme », a-t-elle averti.
Ainsi, a-t-elle réaffirmé le soutien de son pays à la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies, au Pacte mondial de coordination contre le terrorisme ainsi qu’aux efforts continus du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme (UNOCT) et de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme (CTED) visant à renforcer durablement les capacités des États membres.
« Les stratégies antiterroristes doivent également s’attaquer aux causes profondes de l’extrémisme violent, notamment les conflits prolongés, la faiblesse de la gouvernance, la pauvreté, les inégalités, la marginalisation des jeunes et le manque de perspectives économiques », a souligné Jocelyne Kabengele Lukundula.
Le rapport du secrétaire général de l’ONU, diffusé aux membres du Conseil de sécurité le 30 juillet, indique que Daech et ses affiliés continuent de constituer une menace persistante, faisant preuve de résilience grâce à des réseaux décentralisés, à l’évolution de leurs tactiques et à la capacité de leurs affiliés régionaux à poursuivre leurs opérations malgré les pertes de leurs dirigeants et les perturbations de leur commandement central. Alors que le précédent rapport , daté du 2 février, décrivait la menace comme croissante et s’intensifiant sur de nombreux théâtres d’opérations, le présent rapport indique que la menace a diminué dans certains contextes








