Il fallait s’y attendre. L’administration Tshisekedi a réagi politiquement avec sévérité au virage militaire pris par l’ancien chef de l’État. Les activités du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de Joseph Kabila et de 12 autres formations politiques ont été suspendues.
Les autorités de Kinshasa ont intensifié leur répression contre les partis pro-Kabila. Dans un message officiel, le ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, a instruit tous les gouverneurs des provinces de la République démocratique du Congo à prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’exécution de la mesure portant interdiction des activités de ces partis.
Outre le PPRD, les douze autres partis concernés par cette décision sont : Leadership et gouvernance pour le développement (LGD), Piste pour l’émergence (Piste), Alliance pour l’alternance et le progrès (AAP), Union démocratique africaine originelle (UDA ORGI), Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR), Alliance des travaillistes pour le développement (ATD), Parti national pour la nouvelle énergie du Congo (PNEC), Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), Union des patriotes congolais (UPC), Action pour la dignité du Congo et son peuple (ADCP), Convention des fédéralistes pour la démocratie chrétienne (Cofedec) et Actions Alternatives pour la renaissance du Congo (AARC).
En 2025, le ministère de l’Intérieur avait déjà amorcé ce durcissement en suspendant les activités du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation phare de Joseph Kabila, qui a officiellement pris, en octobre 2026, la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), une nouvelle coalition rebelle qui intègre notamment le mouvement armé M23/AFC.
Cette pression maximale de Kinshasa a provoqué une véritable onde de choc et une désolidarisation en chaîne au sein de l’opposition pro-Kabila. Plusieurs cadres du PPRD et alliés du Front commun pour le Congo (FCC) ont annoncé publiquement rompre avec Joseph Kabila, refusant de s’associer à une rébellion armée contre la nation.








