C’est un ouf de soulagement après plus d’une décennie d’attente. Le gouvernement congolais, dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, a officiellement remis un chèque de 35 millions de dollars américains à la direction générale de l’Office national des transports (ONATRA S.A.), lundi 2 novembre 2026. cette enveloppe marque le coup d’envoi du règlement des arriérés de droits sociaux cumulés entre 2013 et 2026 pour environ 4 200 agents retraités.
Pour ces milliers d’anciens collaborateurs de l’entreprise publique, souvent appelés affectueusement « nos mamans et nos papas » par le directeur général Martin Lukusa, ce chèque représente bien plus qu’une simple transaction comptable : c’est la reconnaissance d’un sacrifice de 13 années passées dans l’incertitude.
Rapportée aux 4 200 bénéficiaires, cette première enveloppe de 35 millions USD dégage une moyenne indicative de l’ordre de 7 273 dollars par retraité, les montants réels devant être ajustés selon l’ancienneté, le grade et l’année exacte de mise à la retraite de chacun La direction de l’ONATRA a annoncé la transmission immédiate des instructions aux institutions bancaires partenaires afin que les bénéficiaires puissent entrer rapidement en possession de leurs dus.
Si le gouvernement insiste sur le fait que cette somme constitue le lancement officiel du désintéressement des retraités, les syndics et les familles suivent de près le calendrier des prochaines tranches pour solder l’intégralité du passif.
Au-delà de l’aspect purement humanitaire de cette mesure, le gouvernement Suminwa lie ce sauvetage social à une politique plus globale de redrafage de l’outil de production de l’ONATRA.
Cette bouffée d’oxygène financière intervient dans un contexte de réhabilitation active des infrastructures de transport du pays, marquées notamment par la relance récente du train urbain de Kinshasa ; l’acheminement de nouvelles locomotives pour la ligne ferroviaire Kinshasa–Matadi et les opérations de balisage du fleuve Congo et de la rivière Kasaï.
Par cet acte fort, l’exécutif a réaffirmé sa volonté de ne pas dissocier la viabilité économique des entreprises publiques de la dignité humaine de ceux qui les ont bâties. Reste désormais à transformer l’essai par la régularité des paiements à venir et l’apurement définitif du passif.










