« L’épidémie tue une personne toutes les 30 minutes » en République démocratique du Congo, a alerté vendredi le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence, Tom Fletcher, qui a appelé le monde à se réveiller et agir pour sauver des vies.
Plus de 2 000 personnes sont déjà décédées. L’épidémie d’Ebola dépasse les capacités de riposte, s’inquiète le chef des opérations humanitaires de l’ONU, qui a annoncé avoir alloué 30,5 millions de dollars supplémentaires provenant du Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF). Ce montant, a-t-il expliqué, s’ajoute aux 24 millions de dollars déjà alloués à la République démocratique du Congo et à quatre pays voisins pour lutter contre l’épidémie.
« L’épidémie connaît la progression la plus rapide jamais enregistrée. Le Dr Tedros, de l’Organisation mondiale de la santé, a averti qu’elle est en passe de devenir la plus meurtrière. L’épidémie tue une personne toutes les 30 minutes. J’ai présidé aujourd’hui une réunion d’urgence du Comité permanent interorganisations. Les dirigeants des plus grandes organisations humanitaires mondiales se sont engagés à intensifier considérablement notre action collective. Nous avons réalisé des progrès depuis le déclenchement du renforcement collectif de l’action humanitaire début juin. Le leadership des agences dans la région est renforcé. Notre coordinateur principal pour Ebola est déployé afin de consolider la coordination, et les donateurs internationaux nous ont apporté un soutien de près de 300 millions de dollars américains », a-t-il déclaré.
Face à la progression de l’épidémie, Tom Fletcher dit avoir déployé aujourd’hui 20 personnes supplémentaires en première ligne. « Mais c’est un signal d’alarme », a-t-il souligné, appelant la communauté internationale à agir vite, à grande échelle et avec solidarité avant que ce virus ne prenne encore plus de retard.
Dans son message, il a rappelé que le plan onusien d’intensification de la lutte contre Ebola est axé sur la protection des vies. « Nous devons doubler le nombre d’équipes chargées d’assurer des inhumations dignes et sécurisées, tripler les capacités de traitement, améliorer le traçage des contacts et déployer davantage de gestionnaires expérimentés », a-t-il indiqué, martelant sur l’urgence de répondre aux besoins immenses en eau, en hygiène, en soins de santé et en autres services essentiels dans la région.







