Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) se dit préoccupé par la détérioration de la situation sécuritaire dans le site de déplacés de Kigonze, situé à Bunia, dans le nord-est de la province d’Ituri.
Selon cette agence de l’ONU, les problèmes de protection sur le site, qui abrite près de 19 000 personnes déplacées, se sont aggravés depuis le 20 septembre. Des violences armées, des menaces et des actes d’intimidation contre des civils, des arrestations, des déplacements forcés et la destruction d’abris ont été signalés.
« L’accès humanitaire a également été fortement perturbé, les organisations se voyant interdire à plusieurs reprises l’accès au camp pour évaluer les besoins et fournir une aide vitale », a déploré OCHA, qui craint particulièrement que ces restrictions n’entravent la surveillance et la lutte contre la maladie dans le cadre de la riposte en cours contre Ebola.
En tournée dans l’est de la RDC, le chef de la Monusco, James Swan, était jeudi à Bunia après ses déplacements à Goma et Beni. Cette étape a été consacrée aux défis sécuritaires (activisme des groupes armés comme les ADF) et humanitaires avec la lutte contre Ebola.
Dans la capitale provinciale de l’Ituri, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU s’est entretenu avec les autorités provinciales notamment sur la mise en œuvre du mandat de protection des civiles de la mission onusienne ainsi que sur les efforts visant à renforcer la stabilité.
La Monusco a assuré que, dans le cadre de son mandat, elle continue d’appuyer la réponse contre Ebola conduite par les autorités congolaises avec les partenaires concernés, notamment à travers le soutien logistique, la mobilité, l’accès et la protection des acteurs de la réponse.





