Une équipe d’intervention contre Ebola a été attaquée lundi 17 août à Aru, dans le nord de la province d’Ituri, en République démocratique du Congo. Un acte condamné par l’ONU, qui a appelé toutes les parties au conflit à protéger les civils, les personnels de santé et humanitaires, et à garantir la sécurité de l’acheminement de l’aide vitale et des services de santé.
Selon l’ONU, trois ambulances ont été vandalisées et un ambulancier a été blessé lors d’un incident lié au transfert d’un patient suspecté d’être atteint d’Ebola. Face à la presse, Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, a rappelé que « la protection des équipes d’intervention et le maintien d’un accès sûr aux communautés touchées demeurent essentiels à la lutte contre l’épidémie d’Ebola ».
Relayant le coordinateur principal des Nations Unies pour la lutte contre Ebola, Julien Harneis, Stéphane Dujarric a précisé que les dégâts causés aux ambulances, dont le nombre est déjà bien trop faible, privent évidemment les habitants de services de santé vitaux.
« Cette attaque survient alors que les acteurs humanitaires et sanitaires intensifient leurs efforts pour renforcer la riposte à Ebola dans des conditions de plus en plus difficiles. Au 15 août, les autorités sanitaires nationales avaient recensé près de 5 000 cas confirmés d’Ebola et plus de 2 300 décès, l’Ituri demeurant l’épicentre de l’épidémie », a-t-il déclaré.
En Ituri, l’insécurité continue d’affecter les civils et les opérations humanitaires. Les partenaires humanitaires de l’ONU ont signalé que cinq civils ont été tués et une cinquantaine d’agriculteurs enlevés lors d’une attaque survenue le 15 août dans le territoire de Mambasa.
Cette attaque fait suite à une autre, survenue plus tôt ce mois-ci, qui aurait fait 16 morts et plus de 15 000 déplacés.






