Les Nations unies ont alerté mercredi sur le fait que l’escalade de la violence dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) continue de contraindre des familles à quitter leurs foyers et d’accroître les besoins humanitaires.
Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué que près de 12 000 personnes ont quitté la région de Nambya, dans la province du Haut-Lomami, à la suite d’attaques qui auraient fait deux morts parmi les civils, des blessés et des enlèvements.
« Ces familles déplacées ont trouvé refuge dans la province voisine du Haut-Katanga, rejoignant ainsi quelque 14 500 personnes qui avaient fui des violences similaires ce mois-ci. L’arrivée d’un si grand nombre de personnes déplacées, comme vous pouvez l’imaginer, accroît la pression sur les communautés d’accueil et augmente également leurs besoins en matière d’abris, de nourriture, de soins de santé, d’eau, d’assainissement et de protection. Or, ces communautés sont déjà confrontées à une crise humanitaire majeure », a-t-il déclaré lors de son point de presse quotidien.
Selon l’ONU, l’instabilité de la situation sécuritaire pourrait entraîner de nouveaux déplacements de population et rendre encore plus difficile l’accès des humanitaires aux personnes qui ont si désespérément besoin de l’aide onusienne.
Dans ce contexte préoccupant, les Nations unies ont réitéré leur appel à toutes les parties pour qu’elles protègent les civils, respectent le droit international humanitaire et assurent l’acheminement sûr, durable et sans entrave des biens humanitaires.








