Le développement d’armes autonomes létales est désormais une réalité en dépit de la mise en garde de l’ONU, causant des pertes humaines massives. En RDC, à Gaza, en Israël, au Liban et au Myanmar, la guerre par drones engendre un nouvel enfer, a dénoncé lundi Volker Türk, haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.
Dans son dernier rapport présenté à l’occasion de la 62e session du Conseil des droits de l’homme, Volker Türk a exhorté les Etats à convenir d’une approche commune qui protège les vies civiles et réaffirmer leur engagement envers la diplomatie et la médiation.
S’agissant particulièrement du pays de Félix Tshisekedi, il a fait savoir que « la situation en matière de droits humains et de sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo demeure extrêmement instable ».
« Les affrontements entre les forces armées congolaises et les groupes armés du Nord et du Sud-Kivu compliquent la riposte à l’épidémie mortelle du virus Ebola », a déploré le patron des droits de l’homme de l’ONU, promettant de fournir plus de détails au CDHNU sur cette crise qui peine à être résolue malgré les accords signés à Washington et Doha.
Dans un contexte mondial marqué par des tensions croissantes, Volker Türk est catégorique : Les armes autonomes ne peuvent pas devenir un permis pour commettre des atrocités.
« On assiste à une transformation mondiale des formes de guerre. Au Soudan, des drones à longue portée ont détruit des convois humanitaires et, comme j’ai pu le constater moi-même, des infrastructures énergétiques vitales. En Ukraine, des attaques incessantes de drones ont causé des pertes humaines massives et semé la terreur parmi les civils. En RDC, à Gaza, en Israël, au Liban et au Myanmar, la guerre par drones engendre un nouvel enfer », a-t-il dénoncé, appelant les Etats à examiner d’urgence les questions morales et juridiques que cela soulève.
Partout dans le monde, a-t-il indiqué, des voix s’élèvent pour réclamer des mesures fondées sur les droits de l’homme, afin de désamorcer les tensions et de prévenir les conflits.
« Nous devons remplacer les économies de guerre par des économies fondées sur les droits de l’homme », a-t-il conseillé, soulignant que des experts en sécurité mettent en garde contre les opérations militaires débridées qui rasent des régions entières, alimentant les ressentiments et contribuant à l’émergence d’une nouvelle génération d’extrémistes quine pourront jamais instaurer une sécurité durable.










