Très attendu notamment dans la réorganisation des dépenses publiques afin d’améliorer leur efficacité et leur impact, le nouveau patron du Budget, Adolphe Muzito, qui a pris ses fonctions, mardi 12 août, entend doubler le budget national, chiffré actuellement à 50 691,8 milliards de francs congolais (environ 17,2 milliards de dollars). Pour y arriver, le VPM s’est engagé à implémenter des réformes courageuses orientées vers les résultats.
L’objectif de Muzito est clair : accroître l’efficience et l’efficacité du gouvernement. Lui qui fait son come-back, 17 ans après avoir occupé ce portefeuille, affiche pourtant la même détermination farouche et combativité intense pour mieux répondre aux attentes de la population.
« Je vais faire un effort pour doubler le budget national. Mais tout dépend du temps que le président de la République ainsi que la Première ministre vont m’accorder. Il faudra continuer les réformes; ce sont des sacrifices qu’on va imposer à notre peuple et à l’administration publique pour pouvoir réussir ces réformes », a-t-il déclaré lors de la remise et reprise avec son prédécesseur Aimé Boji.
Pour Muzito, il est temps de doter le pays d’un cadre budgétaire exhaustif, participatif et conforme à ses objectifs stratégiques suivant le principe d’une gestion axée sur les résultats. Parmi les priorités, il a évoqué le secteur des infrastructures.
« Mais ce qui est le plus grand défi que nous avons, c’est celui de réaliser ce que le président de la République a promis au peuple, particulièrement au peuple de l’Est, à savoir: la relance des routes. Il y a des financements disponibles pour la route nationale numéro 1. Je m’en félicite parce que c’est un défi que nous n’avions pas réalisé à cette époque-là. Mais le président de la République l’a fait parce qu’il a demandé que nous puissions financer les chemins de fer. On va s’y atteler », a-t-il indiqué.
S’inscrivant dans la continuité des performances réalisées, le VPM du Budget a salué le travail réalisé par son prédécesseur.
« Vous avez triplé le budget en peu de temps parce que nous l’avions fait en cinq ans, en partant d’un budget de 850 millions $ à 3,5 milliards $… C’est une performance et une fierté pour notre pays. Sur le plan des ressources extérieures, vous avez pu obtenir des ressources que jamais nous avons pu obtenir comme République auprès de nos bailleurs de fonds (FMI et Banque mondiale). Donc, je vous en félicite », lui a-t-il dit.
A la tête de ce ministère, Adolphe Muzito revient avec une vision marquée par le nationalisme économique, la rigueur dans la gestion publique et un plaidoyer de longue date pour la transparence budgétaire. Il devra relever plusieurs défis, notamment la mise en œuvre du budget-programme, la maîtrise de la dépense publique, le respect des engagements vis-à-vis des partenaires techniques et financiers, la stabilité du cadre macroéconomique et l’amélioration de la mobilisation des recettes.




