Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric a dénoncé, mardi face à la presse, l’escalade de la violence dans l’est de la République démocratique du Congo. Les affrontements entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 continuent, a-t-il fustigé, de faire de nombreuses victimes civiles, entravant les opérations d’aide et compliquant les efforts de l’ONU pour contenir l’épidémie d’Ebola.
Selon l’ONU, dans la province du Nord-Kivu, des les combats survenus ce week-end dans les territoires de Walikale et Masisi ont contraint des centaines de familles à fuir.
« Le 13 juin, au moins trois civils ont été tués et cinq autres blessés lors de bombardements dans les localités de Muunda et Buhimba. C’est ce que nous confirment les autorités locales. Les services essentiels, notamment les établissements de santé et les écoles, restent perturbés par les violences en cours », a-t-il condamné, ajoutant que dans la province voisine du Sud-Kivu, les hostilités se sont poursuivies lundi, avec des frappes aériennes, des bombardements et des tirs d’armes à feu signalés dans des zones peuplées des territoires de Fizi, Uvira et Kalehe.
A en croire Stéphane Dujarric, ces incidents ont encore davantage perturbé l’accès humanitaire et laissé de nombreuses personnes sans assistance.
« Les affrontements en cours et les risques de déplacements de population qui en découlent accroissent le risque de transmission d’Ebola, notamment en raison des mouvements de population entre les provinces touchées et les zones sinistrées. Les partenaires des Nations Unies sont prêts à intervenir, mais leur accès difficile constitue un obstacle », a-t-il fait remarquer, précisant qu’au 14 juin, les autorités sanitaires ont signalé 21 nouveaux cas confirmés, portant le total à 808 cas dans les provinces d’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Malgré les difficultés, Stéphane Dujarric a assuré que l’ONU continue d’appuyer les autorités nationales dans leurs efforts pour contenir l’épidémie grâce à la prise en charge des patients, au renforcement de la surveillance, aux mesures de prévention, à la communication des risques et à l’organisation d’inhumations dignes et sécurisées.
Dans ce contexte d’instabilité, l’ONU a réitéré avec insistance son appel à toutes les parties afin qu’elles protègent les civils et garantissent un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave.










